jeudi 30 août 2012

La fois où je suis devenu écrivain de Vincent Cuvellier

Résumé : A la fin de la troisième, Vincent Cuvellier est viré du collège. Son adolescence, c’est des stages bidons, des petits boulots, le chômage… mais aussi les filles et la rage de s’en sortir. Il sait une chose : il adore écrire et rêve de devenir écrivain. Alors il écrit, sans se poser de questions. C’est comme ça qu’il publie son premier roman. A 16 ans. Vingt-cinq ans plus tard, il se souvient de ses débuts d’écrivain. Un livre qui claque fort !

Mon avis : Ce livre tout court, conte l'histoire de l'auteur, et surtout son chemin pour devenir écrivain. Son inspiration. Ses raisons.
Au chômage dès ces seize ans, le jeune Vincent n'a plus qu'une seule solution : Ecrire, ou travailler dans des jobs un peu nuls pour gens sans études. Parce que maintenant il nous en faut des études pour parvenir à s'en sortir, alors il est devenu écrivain vu que les études, il ne pouvait pas se les permettre.

On y découvre son premier livre, violent, et les réactions. J'ai adoré son style, et ça m'a presque donné envie de lire ce premier roman s'il n'avait pas été du genre très violent. Ca a vraiment l'air d'être le genre de style un peu distordu qui a tendance à souvent me plaire.
Mais ce livre là, que je viens de finir, nous montre qu'il est parfois dur de trouver des idées, qu'entre temps on peut faire pleins de choses, que beaucoup de temps peut s'écouler avant d'écrire encore, mais que finalement on y échappe pas.

Et j'ai trouvé que la couverture allait vraiment bien avec l'histoire.

Ca m'a vraiment donné envie d'écrire, et je pense que je vais de ce pas continuer mon histoire.

Anecdote : Noctes en force ! (oui, c'est mon histoire)

Note : J'peux pas noter ça. Je dirais quand même 4/5.

mercredi 29 août 2012

Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire de Vikas Swarup






Résumé : Quand le jeune Ram Mohammad Thomas devient le grand vainqueur de " Qui veut gagner un milliard de roupies ? ", la production soupçonne immédiatement une tricherie. Comment un serveur de dix-huit ans, pauvre et inculte, serait-il assez malin pour répondre à treize questions pernicieuses ? Accusé d'escroquerie, sommé de s'expliquer, Thomas replonge alors dans l'histoire de sa vie... Car ces réponses, il ne les a pas apprises dans les livres, mais au hasard de ses aventures mouvementées ! Du prêtre louche qui laisse trop volontiers venir à lui les petits enfants à la capricieuse diva de Bollywood, des jeunes mendiants des bidonvilles de Bombay aux touristes fortunés du Taj Mahal, au fil de ses rencontres, le jeune homme va apprendre que la fortune sourit aux audacieux...

Mon avis : Il y a un genre de livre, que j'affectionne vraiment tout particulièrement, qui bien souvent permet au livre de devenir un de mes nombreux coups de coeurs. C'est pareil pour les films. Et c'est le même genre.
Il y a un temps, dans le bus alors que j'étais en voyage à je sais plus où, les professeurs nous ont mis un film : Slumdog Millionaire. Je suis tombée en amour de ce film, devenu depuis ce jour là, mon favori de tous les favoris.
Car il a ce genre, qui dépasse même le policier ou le gay. Ce genre qui n'a pas de nom, ce genre qui mélange coup de chance et de destin, malchance dans la chance, et aventures extraordinaires. Un peu comme Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire ou Le Passage.

Le livre de mon film préféré n'échappe pas à cette règle. Mélangeant plusieurs destins, coup de chance, ethnies et familles différentes, il n'a pu que me plaire.
Même si je devrais lui reprocher tous les passages longuets notamment celui avec la guerre.
Même si je peux lui reprocher aussi, d'avoir pleins de noms compliqués - mais en soi c'est pas sa faute, c'est indien -
Je ne peux lui reprocher sa magie.

On suit ce livre du côté de Ram, à la première personne du singulier. Tout commence par son arrestation, parce qu'il a eut un peu trop de chance à une émission télévisée et qu'il a gagné le gros jackpot. 
Il a su répondre juste à toutes les questions. Et, au fur et à mesure, on découvre que ce n'est pas de la chance, c'est juste qu'à chaque fois, il a vécu quelque chose qui lui a permis de répondre à ces questions. que ce soit des histoires qu'on lui raconte, ou des histoires qu'il a vécu, j'ai trouvé que la plupart étaient atroces, et montraient bien trop souvent le côté obscur des humains, et surtout la vie dure des indiens, qui n'ont pas un pays si développé que ça.
Entre une fille qui se fait violer par son père, une histoire de prostitué, un faux prêtre pédophile, et tout et tout, ce livre nous montre l'atrocité du monde, et bien que je n'ai versé aucune larme, j'ai eut très mal au coeur.
On découvre au fur et à mesure qui est Ram, ce qu'il est devenu, et ce qui l'entoure, avec des personnages récurrents comme Salim, son meilleur ami. On y découvre aussi des relations très fortes.
Et c'est écrit d'une façon agréable, avec des répétitions qui changent, un style que j'ai tendance à moi même utilisé. On se laisse bercer par les histoires bien que ça nous choque, et j'ai bien souvent arrêté à un chapitre en me disant "aller c'est le dernier" pour finir par continuer, parce que la curiosité était trop forte.

J'ai aussi comparé avec mes souvenirs du film - forcément - et bien qu'ils soient en vérité très différents bien que le principe reste le même, leur magie reste pareille. Les questions de Qui veux gagner un milliard de roupie, s'enchaînent et on découvre nous même les réponses parce qu'on nous les a dit dans le chapitre.
Et vraiment, j'ai adoré. C'est un coup de coeur, et ce même si je ne pense pas qu'il pourrait devenir un de mes livres préférés.

Ma note : 4,5/5

La Reine des Lectrices d'Alan Bennett



Résumé : Que se passerait-il outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d'un coup, plus rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'Elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?
C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, le sulfureux Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'œil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde empesé et so british de Buckingham Palace s'inquiète : du valet de chambre au prince Philip, d'aucuns grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor.
C'est en maitre de l'humour décalé qu'Alain Bennett a concocté cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.

Mon avis : Ce simple petit livre, qui se lit assez vite (en une heure l’affaire est pliée), a réussi à me bouleverser tout l’estomac et le cœur, m'a arraché pleins de sourires, et à me donner encore plus envie de lire que je ne l’avais jamais été.

L’histoire est simple, la reine d’Angleterre, vieille comme elle est, découvre un jour, le plaisir de la lecture, et il en découle alors un feu d’artifice, un arbre aux multiples branches, un effet papillon, qui lui fait lire, un peu, puis beaucoup, et jusqu’à ce que ça en devienne indispensable.
Alors forcément, pour les gens de la monarchie, c’est pas bien, vous comprenez, une reine qui lit, au lieu de s’occuper comme il se doit de ses devoirs…

Ce livre m’a bouleversé l’estomac, parce que je ne pensais pas qu’il n’y avait que le peuple qui lisait. Je croyais que les politiciens, ou les monarchiens (j’invente un mot là non ?), lisaient eux aussi. Que la reine s’ennuyait tellement qu’elle lisait tout le temps. Et je me suis trompée. Après, peut-être que c’est faux, vu que ce livre est une fiction, mais tout de même, je suppose que c’est la vérité.
Et j’ai vraiment trouvé ça horrible qu’on lui fasse disparaître ces livres.
Ce livre nous montre qu’une reine se doit d’être une décoration rien de plus. Et si j’ai adoré la reine, et Norman, tous les autres personnages, mais vraiment tous (sauf un petit vieux à un moment), m’ont énervé et m’ont donné envie de hurler. Parce que la reine n’a pas à lire, parce qu’elle à d’autres choses à faire. Comme si lire était mal, comme si lire n’apportait rien, comme si c’était les délurés qui lisaient. Alors que pas du tout, lire permet de rencontrer un univers, de découvrir le monde, et c’est bien pratique pour une reine qui n’y connaît rien et qui s’est sans cesse basé sur l’apparence et qui découvre là des gens qu’elle a rencontré et qu’elle n’a jamais imaginé ainsi.

Ce livre m’a arraché pleins de sourires, parce qu’il est fait d’un cynisme bien maitrisé, que beaucoup de phrases m’ont fait sourire pendant que d’autres personnages grinçaient les dents, que la reine m’a paru vraiment adorable, et que je la plaignais.
La relation entre Norman et elle était vraiment jolie.
Et puis, pas mal de phrases étaient vraiment bien adressés à ceux qui aiment lire, ou non, c’était des phrases vraies sur la littérature, qui m’ont vraiment fait plaisir, et fait chaud au cœur.

D’autant plus, que finalement, le personnage principal est des plus original : La reine d’Angleterre en personne ! Mais je trouve, que cela fait un meilleur impact, du coup, et que ça entoure vraiment bien le fait de lire, du coup.

Je pense que ce simple petit livre de cent vingt pages, peut réellement avoir beaucoup d’impact. Je le conseille à tous ceux qui aiment lire. A ceux qui n’aiment pas lire. A ceux qui ont peur de lire.
A ceux tout simplement qu’ils veulent savoir ce que c’est de lire vraiment, quand on commence, et quand on n’arrive plus à en finir. 

Note : 5/5 Coup de coeur °0°.

Anecdote : Je remercie mille fois Lilyroseyy de me l'avoir offert pour le swap ~ Je regrette pas du tout *o* ! 

mardi 28 août 2012

Top Ten Tuesday n°14



 Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.
Les 10 livres que vous conseilleriez à quelqu’un qui n’aime pas lire

Je l'ai pas encore fini, je viens juste de le commencer, mais ça me suffit pour juger, et vu que j'ai que ça en tête, je n'en metterais qu'un :


1. La Reine des Lectrices d'Alan Bennett.
Parce que la reine se met à lire, et qu'on nous y montre tous bons arguments je trouve, avec humour. Et ce même si je n'ai lu que 40 pages. 

Lily Bard tome 1 : Meurtre à Shakespeare de Charlaine Harris



Résumé : Je m’appelle Lily Bard et je mène une petite vie tranquille à Shakespeare, Arkansas, où je me suis installée pour oublier mon passé.
Mais aujourd’hui, tout a changé. En rentrant, j’ai découvert le cadavre de mon propriétaire. Je n’ai plus le choix, il faut que je retrouve l’assassin avant que l’on ne découvre qui je suis vraiment…


Mon avis : Eventuels risques de spoils. Lisez le que si vous êtes sûrs que vous le lirez dans très longtemps, que vous avez une mémoire de poisson rouge, ou que vous avez pas envie de le lire sans avoir lu une critique avant, sais-on jamais.

 C’est mon premier et éventuellement mon dernier Charlaine Harris (bien qu’il faille toujours vérifier avant de juger trop vite).
Je m’attendais, naïve que j’étais, qu’avec un titre pareil on allait me donner une histoire sur l’époque victorienne (la couverture et le nom de l’héroïne m’ont mené en erreur), et bien pas du tout. Je me suis retrouvé avec une jeune femme de ménage qui à cause d’un passé bien sombre se met à faire des arts martiaux comme une acharnée. Je dois avouer que c’est un cocktail pas mal pour un personnage principal, mais ça a été utilisé d’une manière si plate et ennuyante, que c’est un regret finalement.

Donc bref, la demoiselle Lily Bard découvre le cadavre du propriétaire de la résidence où elle vit, et au lieu de dire à la police ce qu’elle a vu, garde le secret et mène sa petite enquête de son côté en jouant avec son travail plutôt pratique vu que grâce à ça elle côtoie tous les suspects possibles de ce meurtre.
J’ai eut du mal à m’imaginer une ville, vu que j’avais l’impression que tout restait dans la résidence de Shakespeare Garden, mais passons.
Déjà, dès le premier chapitre, l’écriture m’a peu passionnée. Aie, mauvais point. Mauvais début. Ensuite, ce fut l’hilarité complète et j’ai même du relire souvent des passages, à cause d’un détail stupide : La victime s’appelait Pardon. Et là, je suis désolée, mais moi à chaque fois j’arrivais pas à tilter que c’était son nom. J’ai encore plus été amusée de voir qu’un autre s’appelait Bobo (comment on peut appeler son fils Bobo ? Ca n’a même pas l’air d’être un surnom en plus !), et qu’un des noms de familles était Drinkwater (moi aussi j’adore boire de l’eau). Donc, je n’ai qu’une chose à dire, j’ignore si Charlaine Harris l’a fait exprès, mais le nom de ces personnages m’a fait mourir de rire.

Bref, ca c’était qu’une infime partie, mais bon ça m’a vraiment « traumatisé ».
Donc, notre très chère Lily nous fait découvrir au fur et à mesure les gens de la résidence, tous différents, tous avec un passé, un présent, un futur, certains sont plus intéressants que d’autres etc…En clair, un tas de description, parfois lourd, parfois supportable.
Et au milieu de tout ça on a une histoire d’amour facile à prévoir et qui commence vraiment trop simplement et qui se déroule tellement facilement que c’était pas très intéressant. En gros : amour, blague, sexe, blague, amour. C’est mignon, mais bon, ça fait pas chaud au cœur plus que ça, je dois dire, donc… Faut dire aussi que Marshall a peut-être un bon caractère, mais Lily m’a parue plate, mais complètement. C’était peut-être sa façon de voir les choses, trop peu « vivante » qui m’a rebuté et qui m’a fait cette impression, vu qu’on a le droit à son point de vue étant donné que tout le livre est fait à la première personne du singulier…

Mais ce point là m’a encore plus rebuté quand mademoiselle Bard s’est mit à nous dévoiler son passé à la centième page. J’étais là : « Wouhou. QUOI ? DEJA ?! » C’est vrai quoi, elle y va un peu rapidement la demoiselle je trouve. Et même son récit est tout rapide et assez plat, donc ça m’a pas enjoué plus que ça. J’ai même pas pu verser une petite larmichette malgré que ça soit assez horrible ce qu’elle a vécu.
En plus, elle est assez contradictoire « je suis une femme qui aime sa vie privée » et elle révèle au premier type qui voit ses cicatrices, ce qu’elle a vécu. Youpi.

Enfin, y a quand même des points positifs hein. Parce que le fait qu’on passe d’appartement en appartement en suivant la progression c’est pas mal. Dommage que Lily ait un harem de trois garçons juste pour elle (par chance elle n’en choisit qu’un, mais c’est pas dit que dans les prochains tomes elle change pour un autre), et que l’enquête traine énormément longueur.
Par contre je me suis pas doutée de qui était le coupable, faut dire que fallait y penser, donc bon, c’est quand même cool ça.

Mais je pense que je ne lirais pas la suite. Ca ne m’a pas assez enjoué pour ça. Y a pas grand monde qui m’a intéressé dans ce livre, ou alors qu’à moitié des fois, donc bon. Tant pis, ça aurait pu être mieux, mais non. J’ai pas réussi à accrocher à l’écriture de Charlaine Harris. Dommage. 

Note : 2.75/5
 
Anecdote : Au moins ce livre m'a permis de finir pleins de tomes de mangas qui étaient dans ma PAL de mangas, vu qu'à chaque chapitre je lisais un tome xD

dimanche 26 août 2012

Pas d'obstacle ? de Jean-Pierre Ribat





Résumé : Dernière intervention de la nuit, premier mort du matin. Dans le hangar des établissements Martinez, froidement éclairé par les néons, l’homme pend à plus de deux mètres de hauteur, en chemise de pyjama et chaussures de ville, le sexe et les jambes nus.
— Pas d’obstacle, docteur ?
— Non, pas d’obstacle... Il me reste seulement à lui croquer le gros orteil pour être sûr qu’il est bien mort...
Médecin généraliste, Marcel côtoie avec une folle énergie la faune urbaine dans toute sa diversité...
Presque sans le vouloir, il va se retrouver au milieu d’une enquête étrange, voire sanglante, qui mêle Harpies grecques et rites vaudous africains. Dès le départ, une question l’obsède : quel est le lien entre l’albinos pendu et la disparition de son ami Youssef ?

Mon avis : Ce livre était un partenariat avec les éditions Thot et le forum Club de Lecture, je les remercie donc tous les deux de m'avoir fait confiance là dessus.
J'ai réellement apprécié ce livre, et je dois ajouter qu'en comparant la description qu'on nous donne de l'auteur, et le personnage principal, j'ai eut l'impression que c'était une autobiographie, donc c'est assez drôle finalement. Mais j'espère tout de même, si c'est possible, qu'il y aura une suite (enfin une nouvelle enquête avec le même Marcel qu'avant) parce que je me suis vraiment attachée au contexte.
On y découvre là un médecin généraliste qui découvre un cadavre bien bizarre, qui semble être mêlé à des rituels assez glauques. Forcément, il reste un médecin, alors il ne peut pas trop mener sa petite enquête, et pourtant, il y parvient grâce à son amitié avec un policier, Yves, que j'ai trouvé tout aussi sympathique que Marcel le personnage principal. J'ai d'ailleurs aimé leur relation d'amitié qui s'améliore, et leur façon de se parler (d'ailleurs, cette façon de discuter est trouvable dans tout le livre et j'adore cette manière, donc j'ai réellement aimer ce côté là).

Marcel arrive aussi à enquêter grâce à ces propres patients, tous plus hétéroclite les uns que les autres. Entre une vieille dame dragueuse qui conseille une autre mamie fan des rituels et qui dompte les oiseaux, et un schizophrène qui s'y connait en informatique, c'était vraiment des personnages qui sortaient de l'ordinaire, et que j'ai su également apprécié. Parce que Claude me faisait rire, avec sa façon de se trouver un homme, que Tamara m'enchantait avec son rôle de bonne fée un peu spéciale, un peu magique, et parce que Jacques était vraiment drôle à sa façon de ne plus entendre ses voix grâce à Marcel.

Et puis, même si j'ai trouvé que l'enquête rampait un peu à certains passages, ça ne m'a pas déranger pour le moins du monde, que Marcel aille voir ces patients, qu'il fasse ces vaccins, qu'il nous fasse découvrir sa famille, parce que ça donnait de la vie à ce livre, et que je n'arrivais pas à me lasser de cette façon systématique et souvent ironique et pleine de cynisme et d'humour qu'avait la plupart des personnages pour parler. En plus, ils étaient réels, pas plats, ils avaient une personnalité propre à eux, des caractéristiques qui les faisaient différencier, et j'ai vraiment apprécier ce côté là.

Aussi, finalement, l'enquête n'était pas tellement intéressante (bien que très réfléchie, avec les codes, les victimes toutes atypiques (albinos, ou borgne, etc...), et les références aux mythologies), seulement ça restait une enquête qui me passionnait pas vraiment parce que j'aime pas tellement ce genre de chose avec des organisations et tout, mais c'est surtout une question de goût. Et c'est pas grave parce que le reste compensait, et que c'était pas si mal quand même.

J'ai vraiment trouver que ce petit livre policier faisait un bon cocktail détonant, et si je puis me permettre, me rappelait légèrement l'univers si original de Fred Vargas, qui sort des policiers qu'on retrouve souvent partout. Alors c'est pour ça que j'aimerais vraiment avoir une suite des aventures de Marcel le docteur, parce que c'était vraiment cool.
En plus, même la couverture est réfléchie, et les citations à chaque début de chapitre sont trop bien trouvées, alors j'applaudis à deux mains.

Seul reproche que je ferais : La dernière phrase, ou le dernier passage, semble un peu rapide, et j'ai pas trop compris pourquoi soudain on nous proposais ça. Mais ça m'a permis de comparer la vie de Marcel et de Jean-Pierre Ribat et de faire la comparaison que l'auteur et le héros de l'histoire se ressemblaient pas mal alors...
 Bref, si vous voulez passer un bon moment de détente avec une enquête qui ne stresse pas et ne fait pas peur, je vous le conseille.

Note : 4/5

Un léger passage à vide de Nicolas Rey


Résumé : Camarade lecteur, amie lectrice, heureux de te retrouver. Franchement, si on m'avait dit que l'on se reverrait un jour, toi et moi. Bon, tu sais comment les choses se passent. Je ne vais rien t'apprendre. Entre notre date de naissance et notre date de décès, il y a quelques moments dingues, des mauvaises passes et puis tout le reste. J'ai retiré tout le reste pour t'offrir rien que des moments dingues et des mauvaises passes. Et des moments dingues, aussi. Et des mauvaises passes. Et ainsi de suite. Bien à toi. NR

Mon avis : Je finirais par conclure que ce livre n'est pas extraordinaire. Oui, je commence par la conclusion.
 Déjà parce que j'ai mis du temps à comprendre qui étaient les personnages, à comprendre que c'était une autobiographie. Parce que dans le fond, ça passe de la seconde personne du singulier à la première, à la troisième, et j'ai vraiment eut du mal de qui on parlait. Je me suis même dit "ah c'est son histoire ?" et j'avais plus l'impression de lire un truc qui se passe en Amérique plutôt qu'à Paris.
Ensuite, je dirais que l'auteur n'est finalement pas très intéressant, ouais, y se drogue, y boit, y se désintoxique, il lui arrive plein de malheur, bref, y tombe, mais qu'est ce que je m'en fiche ? Donc ce qui se passait ne me passionnait pas forcément. Et puis, je me demandais s'il allait se ressaisir. Le seul truc que j'aimais bien, c'est qu'il sortait de ces discours, c'était vraiment drôle.

L'écriture aussi est drôle. Plein de cynisme et d'ironie. Et du coup ça se lit vite, ça passe, faut juste comprendre qui parle et de quoi, et c'est pas très facile parfois.
Ce livre est finalement très simple donc, et puis, j'ai quand même bien aimé la fin, parce que j'adorais le gamin, et j'adore le fait que finalement, Nicolas prenne quand même soin de son enfant malgré toutes les conneries qu'il fait durant ce bouquin.
Et je dois avouer que j'aime bien voir sa façon de voir le monde.
Mais bon, ce livre ne restera peut-être pas dans ma tête très longtemps, il passe, et voilà, on le lit facilement, et c'est là l'une de ses rares qualités. 

Anecdote : J'ai acheté ce livre à 1 € *o* Merci Noz !

Note : 3/5 quand même.